On me pose souvent la question en rendez-vous : « Sophie, mon chat est un chasseur… alors pourquoi je devrais lui donner des courgettes ? »
Voilà une excellente question. C’est vrai, nos compagnons sont des carnivores (et le chat, un carnivore strict !). Mais dans la nature, quand ils mangent une proie, ils ingèrent aussi le contenu de son estomac… qui est souvent rempli de végétaux prédigérés.
Aujourd’hui, j’aimerais vous expliquer pourquoi ajouter un peu de végétal dans leur gamelle n’est pas une mode, mais un vrai atout santé, que ce soit pour apaiser un comportement glouton ou soutenir leur digestion.
Pourquoi mettre du vert dans leur assiette ?
Même si la viande reste la base, les végétaux jouent trois rôles que la protéine animale ne peut pas remplir seule :
Cru ou Cuit ? Les règles de préparation
C’est souvent là que l’on fait des erreurs. L’estomac de nos carnivores digère mal les fibres dures. La préparation dépend donc de votre objectif.
1. Les Légumes : Cuits pour nourrir, crus pour rafraîchir
Il faut distinguer deux usages :
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Pour nourrir (La règle générale) : Si votre but est que l’animal assimile les nutriments, la majorité des légumes (Courgette, Haricots verts, Courges, etc. ) doivent être cuits (vapeur ou eau). Le test est simple : Ils doivent être fondants sous la fourchette. C’est la seule façon de briser la cellulose pour la rendre digeste.
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Les exceptions « Fraîcheur » (Le Cru) : Certains légumes gorgés d’eau comme le Concombre ou la Salade peuvent être donnés crus pour hydrater lors des chaudes journées. Le Radis se donne aussi cru pour le côté croquant, mais en très petite dose.
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Le double-jeu de la Carotte : C’est un cas particulier ! Crue, elle sert de « brosse à dents » naturelle et d’occupation (elle ne sera pas digérée). Cuite, elle devient un véritable aliment nutritif.

2. Les Fruits : Toujours crus
Ici, c’est plus simple : c’est cru sinon rien. La cuisson est inutile car elle détruirait les précieuses vitamines (comme la vitamine C) et concentrerait le sucre, ce que l’on veut éviter.
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Attention sécurité : Ils se donnent toujours lavés et sans pépins ni noyaux. Soyez vigilants avec les abricots ou les prunes, dont les noyaux sont toxiques, voire mortels.
Chien et Chat : Le même combat ? Pas tout à fait…
Et c’est là que ma casquette de naturopathe s’active. On ne nourrit pas un petit félin comme on nourrit un canidé.
Pour le Chien (L’opportuniste)
Son organisme est un peu plus souple. Par exemple, il est capable de transformer le bêta-carotène des plantes (comme la carotte) en Vitamine A.
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Les quantités : Si vous êtes au BARF, les légumes représentent environ 15 à 20% de sa ration. En ration ménagère, on visera un volume important pour caler l’estomac (5 à 10% des besoins énergétiques, mais visuellement, ça fait une belle part de la gamelle !).
Pour le Chat (Le carnivore strict)
Lui ne transige pas. Il ne peut PAS transformer la carotte en vitamine A (il lui faut absolument des abats pour ça). Les légumes sont là uniquement pour le confort digestif.
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Les quantités : En BARF, on en donne très peu (environ 5%, soit une cuillère à café). En ration ménagère, on peut monter à 20-30% du volume de la ration, surtout si la viande est maigre, pour assurer le transit et éviter qu’il ne réclame à manger toute la journée.
🎁 Quels légumes choisir (et lesquels bannir) ?
On ne peut pas donner n’importe quoi. Certains fruits sont excellents (comme la myrtille pour les vieux chiens ), d’autres sont dangereux (comme le raisin ou l’avocat).
Pour vous aider à y voir plus clair et ne prendre aucun risque, j’ai créé un guide complet et illustré : « La Gamelle Fraîcheur ».
Vous y trouverez :
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La liste des fruits et légumes autorisés (avec les saisons !).
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Ceux qui sont formellement interdits et toxiques.
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Le lexique expliqué des bienfaits.

Je suis Sophie, naturopathe animalière passionnée par le lien unique qui nous unit à nos compagnons. Spécialisée dans la gestion de l’anxiété, j’aide les propriétaires de chiens et de chats à comprendre l’origine des troubles (destructions, aboiements, repli…) pour retrouver un quotidien apaisé.
Mon approche est globale : je fais le lien entre l’histoire de l’animal, vos propres émotions et sa santé physique. Que ce soit à travers les fleurs de Bach, la phytothérapie ou des conseils en alimentation, je vous accompagne en visio ou à votre domicile (en Seine-Maritime et dans l’Eure) pour agir sur les causes profondes, avec bienveillance et douceur.


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