C’est la scène que beaucoup connaissent : vous vous baladez, le soleil brille, et soudain, Médor s’arrête net pour brouter avec une application digne d’un concours agricole. En tant que naturopathe animalier, je peux vous dire que ce comportement, bien que surprenant (et parfois un peu agaçant quand on est pressé), cache souvent des messages fascinants sur la santé interne de votre compagnon.
Loin d’être un simple « bug » de logiciel canin, c’est souvent un signe que son organisme cherche à s’équilibrer.
1. L’instinct de l’apothicaire sauvage
Contrairement à nous, les chiens n’ont pas de pharmacie au coin de la rue. Dans la nature, les canidés pratiquent la zoopharmacognosie : l’auto-médication instinctive par les plantes.
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L’effet mécanique : L’herbe longue et drue irrite légèrement la paroi de l’estomac ou de l’œsophage. Cela déclenche un réflexe de vomissement salvateur. C’est une manière naturelle de « vidanger » un estomac encombré par des poils, des débris ou un excès de bile.
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Le pansement gastrique : Parfois, ils choisissent de jeunes pousses tendres (le fameux chiendent) pour apaiser des brûlures d’estomac ou une acidité trop marquée. C’est leur version à eux du bicarbonate de soude !
2. Un besoin nutritionnel inassouvi
Si votre chien mange de l’herbe de manière frénétique sans forcément vomir, il cherche peut-être simplement des nutriments qui font défaut dans sa gamelle.
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Les fibres : Elles sont indispensables au bon transit. Si l’alimentation est trop transformée (comme certaines croquettes bas de gamme très riches en céréales mais pauvres en « vrai » végétal), le chien cherche naturellement du lest.
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La chlorophylle et les enzymes : C’est un excellent détoxifiant pour le foie et une source précieuse de vitamines (notamment l’acide folique). Un vrai shot de « jus vert » pour booster son métabolisme !

3. L’atavisme : l’héritage ancestral
Il ne faut pas oublier que les ancêtres de nos chiens consommaient le contenu de l’estomac de leurs proies (souvent des herbivores). Manger de l’herbe est une réminiscence de ce régime alimentaire complet « tout-en-un ». C’est un comportement atavique : un instinct qui a survécu à des millénaires de domestication.
Quand faut-il s’inquiéter ?
Manger de l’herbe est un comportement normal, mais l’excès peut parfois traduire un inconfort plus profond ou un stress digestif. Voici un petit tableau pour vous aider à y voir plus clair :
| Comportement « Normal » | Signaux d’alerte (Consultez !) |
|---|---|
| Broutages occasionnels en balade. | Vomissements systématiques et violents. |
| Le chien reste joyeux et actif après. | Abattement, léthargie ou perte d’appétit. |
| Selles normales ou avec quelques brins d’herbe. | Diarrhées chroniques ou présence de sang. |
| Choix sélectif des touffes d’herbe. | Frénésie alimentaire (mange n’importe quoi : terre, cailloux). |
Mon conseil de Naturopathe : Attention aux zones traitées ! Un chien qui broute, c’est sain, sauf s’il ingère des pesticides, des herbicides ou des engrais chimiques. Privilégiez les herbes hautes en lisière de forêt plutôt que les pelouses de jardins publics « parfaites ».
Mes astuces pour un système digestif apaisé
Si vous trouvez que votre chien a trop souvent le nez dans le gazon, c’est peut-être le signe d’une légère inflammation gastrique. Voici deux pistes naturelles à explorer :
En tant que spécialiste du stress, je rappelle aussi que le « pica » (manger des choses non comestibles) peut parfois être lié à l’anxiété. Un chien apaisé dans sa tête a souvent un ventre beaucoup plus calme !

Je suis Sophie, naturopathe animalière passionnée par le lien unique qui nous unit à nos compagnons. Spécialisée dans la gestion de l’anxiété, j’aide les propriétaires de chiens et de chats à comprendre l’origine des troubles (destructions, aboiements, repli…) pour retrouver un quotidien apaisé.
Mon approche est globale : je fais le lien entre l’histoire de l’animal, vos propres émotions et sa santé physique. Que ce soit à travers les fleurs de Bach, la phytothérapie ou des conseils en alimentation, je vous accompagne en visio ou à votre domicile (en Seine-Maritime et dans l’Eure) pour agir sur les causes profondes, avec bienveillance et douceur.


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