Check-list d’automne : 4 gestes naturels pour protéger votre chien et votre chat
Les feuilles tombent, les balades deviennent boueuses, les poils volent dans toute la maison. L’automne est une saison charnière pour votre compagnon : son corps se prépare à l’hiver, et son environnement change beaucoup. Voici quatre gestes simples, à intégrer à son quotidien, pour l’accompagner en douceur.

Essuyer et bien sécher les pattes après chaque balade humide
Les coussinets (les petits « coussins » sous les pattes) sont en contact direct avec tout ce que votre animal croise dehors. Après une balade humide, plusieurs choses peuvent s’y cacher.
L’humidité qui reste :
Une patte mal séchée, surtout entre les doigts, favorise le développement de microbes et de champignons microscopiques.
Les aoûtats :
Ces minuscules larves sont encore présentes jusqu’en octobre. Elles se fixent volontiers entre les doigts et au bord des coussinets, et piquent la peau en provoquant de fortes démangeaisons. En essuyant les pattes, vous pouvez les déloger avant, ou tout au début, de leur fixation.
Les moisissures des feuilles mortes :
En se décomposant, les feuilles libèrent une grande quantité de moisissures microscopiques. Chez un animal à la peau sensible ou sujet aux allergies, elles peuvent contribuer à des rougeurs, à un gonflement des coussinets et à un besoin de se gratter sans cesse.
Ce que l’animal avale en se léchant :
Si les pattes restent sales, il les nettoie avec sa langue et avale ce qu’elles contiennent. Cela peut être de l’eau de flaque ou de la boue contaminée par les rongeurs, source de la leptospirose, une maladie causée par une bactérie, qui peut être grave. Ce peut être aussi des résidus de route : huile de moteur, carburant, et surtout liquide antigel. Ce dernier est très toxique pour les reins, même en infime quantité, et son ingestion est une urgence.
Les mottes de terre et les crevasses :
En séchant, la boue forme des croûtes dures collées aux poils entre les coussinets. Elles irritent à chaque pas, et la terre peut cacher des gravillons pointus ou des épines qui finissent par percer la peau. Par ailleurs, passer sans cesse du froid humide du dehors à la chaleur sèche de la maison durcit la corne du coussinet, qui peut finir par se fendre et devenir douloureuse.

Prévoir un drainage de saison
Dans ma pratique, j’appelle « drainage » un coup de pouce donné aux organes qui servent à éliminer les déchets du corps (le foie, les reins, l’intestin et la peau, que l’on appelle aussi « émonctoires »).
Au fil des jours, votre animal accumule des déchets, que l’on appelle souvent « toxines » : activité sportive, alimentation et friandises (surtout en excès), produits ménagers, fumée de cigarette, pesticides, vaccins, antiparasitaires.
Chaque animal est différent : certains montrent vite des signes de surcharge, d’autres encaissent longtemps avant que cela se voie. C’est pourquoi, dans mon approche, je recommande de ne pas attendre les signes et de prévoir au minimum deux drainages par an, même quand tout va bien.
Un drainage adapté à votre animal
- Si tout va bien, un drainage léger, par exemple avec du bourgeon de romarin (un extrait des jeunes pousses de la plante).
- Si des signes de surcharge sont présents, un drainage plus soutenu, avec des extraits de plantes en solution, comme le chardon-marie, le pissenlit et l’artichaut.
Les signes qui peuvent évoquer une surcharge
Un poil terne, une peau qui gratte
Une digestion capricieuse et une mauvaise haleine
Un animal moins tonique ou plus irritable
Des yeux sales au réveil, des urines foncées
Les bons moments pour drainer
- Aux changements de saison, surtout à la sortie de l’hiver et à l’automne, pour accompagner le changement de rythme et la mue
- Quelques jours après des soins « chimiques » lourds : anesthésie, fin d’un traitement antibiotique ou anti-inflammatoire, vermifuge chimique
- Après une maladie ou une longue convalescence, une fois l’animal tiré d’affaire
Quand ne pas drainer
- Un animal affaibli, très maigre ou très âgé : le drainage risquerait de l’épuiser au lieu de l’aider
- Une maladie du foie ou des reins déclarée : un organe déjà malade ne doit pas être forcé à travailler plus
- Une femelle gestante ou qui allaite : les déchets libérés passent dans le sang vers les petits ou dans le lait
- Un chiot ou un chaton en pleine croissance : ses organes se construisent et ne doivent pas être trop sollicités

Proposer du bouillon d’os
Je le conseille juste après le drainage, pour compenser les pertes de minéraux. Mais ses atouts vont bien au-delà.
À savoir : préparez-le sans sel, sans oignon ni ail, filtrez-le, et ne donnez jamais les os cuits, car ils peuvent se briser en éclats dangereux.

Brosser plus souvent pendant la mue
À l’automne, votre animal change de pelage pour affronter le froid. Plusieurs grands brossages par semaine sont alors très utiles, et voici pourquoi.
Éviter les blocages digestifs, très important chez le chat :
En faisant sa toilette, il avale tout ce que sa langue râpeuse détache. Sans brossage régulier, la quantité de poils avalés peut dépasser ce que son corps élimine naturellement. Cela peut provoquer des vomissements répétés, une baisse d’appétit, une constipation sévère, et parfois un véritable « bouchon » dans l’intestin (une occlusion), qui peut nécessiter une opération en urgence.
Éviter les irritations et les infections de la peau :
Le poil mort ne tombe pas toujours, il reste souvent coincé dans le pelage neuf et forme un matelas serré. L’air ne circule plus jusqu’à la peau, et avec les pluies d’automne, cette couche garde l’humidité et la chaleur. Ce milieu favorise les microbes et les champignons. Chez le chien, cela peut donner en quelques heures des plaques rouges et suintantes très douloureuses.
Mieux protéger du froid et de la pluie :
En retirant les poils morts, vous laissez la place au sous-poil d’hiver, épais et chaud. Le brossage étale aussi le sébum, un film gras naturel qui rend le pelage plus imperméable.
Repérer les parasites et les anomalies :
L’automne est un pic pour plusieurs parasites. Les puces prolifèrent avec le retour du chauffage, et les tiques restent actives dans la végétation humide. En brossant jusqu’à la racine du poil, vous repérez tout de suite les crottes de puces, les tiques fixées, mais aussi les petites blessures, les rougeurs ou les grosseurs qui débutent.
Limiter les démangeaisons :
Les poils morts restent piqués dans la peau et frottent à chaque mouvement. L’animal se gratte, se mordille et peut même se blesser pour soulager cette gêne.
Certains compléments, plantes et préparations, bouillon d’os compris, ont des contre-indications : demandez toujours conseil à un professionnel avant de les utiliser. Et si votre animal présente différents symptômes, voyez votre vétérinaire pour écarter des causes importantes.
Quatre gestes pour bien démarrer la saison : sécher les pattes, prévoir un drainage de saison, proposer du bouillon d’os et brosser régulièrement.

Je suis Sophie, naturopathe animalière passionnée par le lien unique qui nous unit à nos compagnons. Spécialisée dans la gestion de l’anxiété, j’aide les propriétaires de chiens et de chats à comprendre l’origine des troubles (destructions, aboiements, repli…) pour retrouver un quotidien apaisé.
Mon approche est globale : je fais le lien entre l’histoire de l’animal, vos propres émotions et sa santé physique. Que ce soit à travers les fleurs de Bach, la phytothérapie ou des conseils en alimentation, je vous accompagne en visio ou à votre domicile (en Seine-Maritime et dans l’Eure) pour agir sur les causes profondes, avec bienveillance et douceur.
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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’urgence, appelez votre vétérinaire sans délai.
Certaines plantes peuvent comporter des précautions d’usage, renseignez-vous avant de donner un complément à votre animal.
